Artiste

Justin Weiler

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Né en 1990

Vit et travaille entre Paris et Nantes

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Justin Weiler est né à Paris en 1990. Diplômé de l’ESBA (Nantes) et de l’ENSBA (Paris), il vit désormais entre Nantes et Paris. En 2016, il est lauréat du Prix des Arts visuels de la Ville de Nantes et, la même année, de la Biennale des Arts Actuels du CRAC de Champigny-sur-Marne. Il obtient en 2018 une mention de l’Académie des Beaux-Arts de Paris pour le prix Pierre David-Weill. Il était en résidence à la Casa Velázquez à Madrid en 2020 (lauréat de la bourse 2019, section peinture).

Par son sujet et sa technique picturale maîtrisée Justin Weiler écrit sa peinture avec la lumière pour aboutir à une image en révélant les différents niveaux de noirs. Son espace, son support, fixent la lumière tel un photogramme.

C’est dans une gestuelle minutieuse, frénétique ou encore automatique qu’il peint, mais toujours par succession de couches monochromatiques, qui lui permettent un travail en profondeur, tel un sculpteur. Chaque fine strate, démultipliée vient apporter de la luminosité.

Son environnement quotidien est empli de vitrines de magasins.

Elles constituent à ses yeux une frontière, un espace entre l’intérieur et l’extérieur. Souvent temporaires, en période de travaux par exemple, elles servent à cacher, à dissimuler ce qui se passe à l’intérieur ; la nuit elles occultent, ferment et protègent. On passe devant sans les voir, sans y prêter attention alors que pour lui elles sont sa matière brute. Il veut les rendre visibles, les figer, les immortaliser sur ses supports.

Comme en synesthésie sa perception du normal s’accompagne d’une sensation complémentaire simultanée différente. Il considère cette association constante comme une force dans son travail. Cette connexion entre différentes manières de percevoir il la retranscrit plastiquement sous différentes formes, des stores, des rideaux de fer, des vanités…

L’encre de Chine, le blanc de Meudon et d’autres matériaux, se déploient en épaisseur. L’image la plus simple est rapidement sublimée par un jeu d’ombres, de clairs-obscurs, de reflets et de transparence. Le sujet initial devient alors support représenté et la trace le dessin. Les jeux de lumières et la minutie de ses traits offrent à l’œil une vision proche de la réalité et ces œuvres exposées sur les murs deviennent alors des ouvertures. La lumière indissociable de l’ombre est traitée par un jeu de contrastes et supperposition de couches d’encre de Chine évoluant de l’obscurité à la clarté et inversement.

C’est bel et bien l’espace et le «non-espace» qui existent sur ces façades qui lui importent.

Durant ses années d’études, la peinture a été omniprésente dans ses recherches. Depuis, son obsession continuelle picturale a évoluée et il a opéré des changements radicaux dans son processus de création tant au niveau du médium que des supports.

Dans sa pratique quotidienne inspirée par le réel, les voyages et les rencontres il recherche l’accident.

L’atelier reste un lieu de recherche lui permettant de faire des expérimentations, des tests. Il veut élargir le champs de la peinture, l’étirer, le malaxer jusqu’à son point de rupture afin de tenter d’en définir sa limite. Il recherche les décalages, les accidents qui arrivent en fonction du contexte. La mise en danger engendre chez lui la création. Une idée nouvelle surgit toujours entre deux essais.

Le mot latin «Operire» couvrir, recouvrir, cacher, dissimuler, résume son obsession et son geste artistique.

Annie Fillon

Justin Weiler est né à Paris en 1990. Diplômé de l’ESBA (Nantes) et de l’ENSBA (Paris), il vit désormais entre Nantes et Paris. En 2016, il est lauréat du Prix des Arts visuels de la Ville de Nantes et, la même année, de la Biennale des Arts Actuels du CRAC de Champigny-sur-Marne. Il obtient en 2018 une mention de l’Académie des Beaux-Arts de Paris pour le prix Pierre David-Weill. Il était en résidence à la Casa Velázquez à Madrid en 2020 (lauréat de la bourse 2019, section peinture).

Par son sujet et sa technique picturale maîtrisée Justin Weiler écrit sa peinture avec la lumière pour aboutir à une image en révélant les différents niveaux de noirs. Son espace, son support, fixent la lumière tel un photogramme.

C’est dans une gestuelle minutieuse, frénétique ou encore automatique qu’il peint, mais toujours par succession de couches monochromatiques, qui lui permettent un travail en profondeur, tel un sculpteur. Chaque fine strate, démultipliée vient apporter de la luminosité.

Son environnement quotidien est empli de vitrines de magasins.

Elles constituent à ses yeux une frontière, un espace entre l’intérieur et l’extérieur. Souvent temporaires, en période de travaux par exemple, elles servent à cacher, à dissimuler ce qui se passe à l’intérieur ; la nuit elles occultent, ferment et protègent. On passe devant sans les voir, sans y prêter attention alors que pour lui elles sont sa matière brute. Il veut les rendre visibles, les figer, les immortaliser sur ses supports.

Comme en synesthésie sa perception du normal s’accompagne d’une sensation complémentaire simultanée différente. Il considère cette association constante comme une force dans son travail. Cette connexion entre différentes manières de percevoir il la retranscrit plastiquement sous différentes formes, des stores, des rideaux de fer, des vanités…

L’encre de Chine, le blanc de Meudon et d’autres matériaux, se déploient en épaisseur. L’image la plus simple est rapidement sublimée par un jeu d’ombres, de clairs-obscurs, de reflets et de transparence. Le sujet initial devient alors support représenté et la trace le dessin. Les jeux de lumières et la minutie de ses traits offrent à l’œil une vision proche de la réalité et ces œuvres exposées sur les murs deviennent alors des ouvertures. La lumière indissociable de l’ombre est traitée par un jeu de contrastes et supperposition de couches d’encre de Chine évoluant de l’obscurité à la clarté et inversement.

C’est bel et bien l’espace et le «non-espace» qui existent sur ces façades qui lui importent.

Durant ses années d’études, la peinture a été omniprésente dans ses recherches. Depuis, son obsession continuelle picturale a évoluée et il a opéré des changements radicaux dans son processus de création tant au niveau du médium que des supports.

Dans sa pratique quotidienne inspirée par le réel, les voyages et les rencontres il recherche l’accident.

L’atelier reste un lieu de recherche lui permettant de faire des expérimentations, des tests. Il veut élargir le champs de la peinture, l’étirer, le malaxer jusqu’à son point de rupture afin de tenter d’en définir sa limite. Il recherche les décalages, les accidents qui arrivent en fonction du contexte. La mise en danger engendre chez lui la création. Une idée nouvelle surgit toujours entre deux essais.

Le mot latin «Operire» couvrir, recouvrir, cacher, dissimuler, résume son obsession et son geste artistique.

Annie Fillon

Expositions

passée

Du 30 juin au 17 septembre 2022

Group Show

Ecran Total

passée

Du 23 septembre au 12 novembre 2022

Justin Weiler

Operire #9 Espaces intermédiaires

en cours

du 27 juin au 14 septembre 2024

Group Show

Sur invitations d’artistes

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